{"id":2599,"date":"2025-09-24T16:52:07","date_gmt":"2025-09-24T14:52:07","guid":{"rendered":"https:\/\/twistedtales.tv\/there-is-nothing-twisted-in-the-twisted-tales-universe\/"},"modified":"2026-02-09T12:08:46","modified_gmt":"2026-02-09T11:08:46","slug":"il-ny-a-rien-de-tordu-dans-lunivers-des-twisted-tales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/twistedtales.tv\/fr\/il-ny-a-rien-de-tordu-dans-lunivers-des-twisted-tales\/","title":{"rendered":"Il n&rsquo;y a rien de \u00ab tordu \u00bb dans l&rsquo;univers des Twisted Tales"},"content":{"rendered":"\t<div class=\"lg:grid lg:grid-cols-6 lg:gap-6.25 pb-10.5\">\r\n\t\t<div class=\"lg:col-span-4 lg:col-start-2\">\r\n\t\t\t<h1>Il n&rsquo;y a rien de \u00ab tordu \u00bb dans l&rsquo;univers des Twisted Tales<\/h1>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">\u00c9crit par Kristina Te\u0161ija<\/span><\/p>\n\t\t<\/div>\r\n\t<\/div>\r\n\n\n\t<div class=\"lg:grid lg:grid-cols-6 lg:gap-6.25\">\r\n\t\t<figure class=\"lg:col-span-4 lg:col-start-2\">\r\n\t\t\t\t\t\t\t\r\n\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/twistedtales.tv\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/1-scaled.png\" alt=\"\" class=\"lazyload w-full block\" loading=\"lazy\">\r\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\r\n\t\t<\/figure>\r\n\t<\/div>\r\n\n\n\t<div class=\"lg:grid lg:grid-cols-6 lg:gap-6.25 pb-10.5\">\r\n\t\t<div class=\"lg:col-span-4 lg:col-start-2\">\r\n\t\t\t<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><strong>Il n&rsquo;y a rien de \u00ab tordu \u00bb dans l&rsquo;univers des Twisted Tales ; l\u00e0-bas, tout est exactement comme il se doit.<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Je cherchais un cadeau pour de jeunes parents, et je suis tomb\u00e9e par hasard sur l&rsquo;album <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Cendr\u00e9e-Rions <\/span><\/i><i><span style=\"font-weight: 400;\">(Dora Vagi\u0107 and Sara Bo\u017eani\u0107)<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">. C&rsquo;est une r\u00e9\u00e9criture du\u00a0 Cendrillon classique et canonique, sublim\u00e9e par les illustrations \u00e0 la fois ludiques et oniriques de Dalibor Kazija. Je me suis dit que c&rsquo;\u00e9tait le choix id\u00e9al pour inspirer l&#8217;empathie et le courage aux adultes en devenir. .<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">J&rsquo;ai souvent dit \u00e0 mes \u00e9l\u00e8ves, pour les motiver \u00e0 lire, que \u00ab les enfants qui lisent deviennent des adultes qui pensent \u00bb. Mais je me demande de plus en plus comment leur apprendre aussi \u00e0 ressentir, \u00e0 d\u00e9velopper leur empathie. Quelles histoires leur raconter, et comment les inciter \u00e0 partager les leurs tout en s&rsquo;ouvrant \u00e0 celles des autres et en s&rsquo;y reconnaissant ?<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La lecture de l&rsquo;album <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Cendr\u00e9e-Rions<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> a \u00e9t\u00e9 un vrai d\u00e9clic. J&rsquo;ai ensuite visit\u00e9 le site <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Twisted Tales<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, mentionn\u00e9 au dos, et j&rsquo;y ai trouv\u00e9 un univers d&rsquo;id\u00e9es qui faisait directement \u00e9cho \u00e0 ce qui me pr\u00e9occupe. C&rsquo;est ce qui m&rsquo;a pouss\u00e9e \u00e0 explorer ce projet sous un angle plus subjectif, pour tenter de trouver des r\u00e9ponses.<\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><strong>PERSPECTIVE N\u00b01 : Le regard d&rsquo;une actrice culturelle avec de nombreuses ann\u00e9es d&rsquo;exp\u00e9rience dans la r\u00e9daction et la mise en \u0153uvre de projets aux niveaux national et europ\u00e9en<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Commen\u00e7ons par le projet lui-m\u00eame : Qu&rsquo;est-ce que Twisted Tales ? Quelle \u00e9tait l\u2019id\u00e9e de d\u00e9part et qu\u2019en a-t-il d\u00e9coul\u00e9 ? Les auteurs le pr\u00e9sentent comme une relecture moderne de contes classiques, une description qui laisse \u00e0 penser \u00e0 des approches diff\u00e9rentes et innovantes.\u00a0 offrant une voie de sortie pour des approches sans imagination, molles ou d\u00e9j\u00e0 test\u00e9es.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Mon exp\u00e9rience dans la gestion de projet m&rsquo;a appris que l&rsquo;id\u00e9e de d\u00e9part \u00e9volue presque toujours. Entre le financement (souvent partiel ou insuffisant), la surcharge administrative, la dynamique du travail et les changements\u00a0 d&rsquo;\u00e9quipe et les difficult\u00e9s \u00e0 mobiliser intervenants et participants, un projet se trouve \u00eatre constamment transform\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Allez, je vous fais une confidence : pour piloter un projet culturel, m\u00eame europ\u00e9en, pas besoin d&rsquo;\u00eatre un expert sur le fond. La plupart du temps, ces projets sont port\u00e9s par des gestionnaires. Eux, ce sont des pros de la culture, tr\u00e8s pragmatiques, qui ma\u00eetrisent le jargon et savent comment \u00ab\u00a0traduire\u00a0\u00bb n&rsquo;importe quelle id\u00e9e pour qu&rsquo;elle colle parfaitement aux dossiers de candidature. C&rsquo;est un vrai m\u00e9tier. R\u00e9sultat, ils peuvent vous inventer des formules accrocheuses du style \u00ab r\u00e9interpr\u00e9tation contemporaine de contes de f\u00e9es classiques \u00bb. Mais le probl\u00e8me \u2013 et j&rsquo;insiste l\u00e0-dessus \u2013 c&rsquo;est que trop souvent, ces projets ne laissent derri\u00e8re eux qu&rsquo;un tas de d\u00e9bris num\u00e9riques sans queue ni t\u00eate.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment pour cette raison qu&rsquo;il n&rsquo;est pas suffisant de se fier au nom et \u00e0 la description, l&rsquo;id\u00e9e et le jargon du projet.\u00a0 Ils sont s\u00e9duisants mais d\u00e9cevants, offrant en r\u00e9alit\u00e9 des enjoliveurs pour masquer les lacunes de m\u00e9thodologie, d&rsquo;impl\u00e9mentaton et de contenu. Il est donc essentiel de porter l&rsquo;attention sur ce qui d\u00e9coule des projets culturels, cr\u00e9atifs et \u00e9ducatifs : la long\u00e9vit\u00e9 du mat\u00e9riel, le public atteint et en fin de compte, leur r\u00e9el bienfait pour un enfant ou un jeune.<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le kit classique d&rsquo;un projet culturel pour jeunes se r\u00e9sume souvent \u00e0 des brochures sans \u00e2me, plus attentives aux logos et aux mentions l\u00e9gales qu&rsquo;au contenu r\u00e9el. On y ajoute des sites web et des r\u00e9seaux sociaux \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, qui meurent une fois le projet termin\u00e9. Ces derniers ne deviennent alors que des &lsquo;coquilles vides&rsquo; num\u00e9riques, servant \u00e0 peine \u00e0 prouver que &lsquo;quelque chose a \u00e9t\u00e9 fait&rsquo;. Au bout du compte, il ne reste que des traces administratives (papiers, feuilles de pr\u00e9sence, photos officielles). Mais il reste aussi ce sentiment, bien connu des pr\u00e9caires de la culture : l&rsquo;impression que beaucoup de projets sont juste r\u00e9alis\u00e9s m\u00e9caniquement, avec pour seul but, une fois l&rsquo;argent touch\u00e9, de s&rsquo;en d\u00e9barrasser au plus vite et sans faire de vagues.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Ce qui frappe d\u00e8s le d\u00e9part avec le projet Twisted Tales, c&rsquo;est que le site web est \u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9 des sites de projets classiques. Ici, pas de jargon, pas de textes issus des dossiers de candidature ou des rapports, pas de biographies g\u00e9n\u00e9riques des organisateurs. Au lieu de cela, la vision et les id\u00e9es sont simples et claires d\u00e8s la premi\u00e8re visite. Les supports sont pr\u00e9sent\u00e9s de fa\u00e7on ludique et accessible. L&rsquo;id\u00e9e n&rsquo;est pas un concept abstrait, elle est concr\u00e9tis\u00e9e par un contenu r\u00e9fl\u00e9chi, r\u00e9duit \u00e0 son but le plus important : inviter le visiteur \u00e0 la d\u00e9couverte.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L&rsquo;album illustr\u00e9 n&rsquo;est qu&rsquo;une petite partie du projet, qui se d\u00e9cline aussi en films, contes audio, musique, guides p\u00e9dagogiques et m\u00eame en application. Mais au-del\u00e0 de cette simple \u00e9num\u00e9ration, ce qui compte, c&rsquo;est l&rsquo;innovation dans l&rsquo;usage. On n&rsquo;est pas face \u00e0 des histoires fig\u00e9es, avec un d\u00e9but et une fin ; ce sont des mat\u00e9riaux qu&rsquo;on peut voir, \u00e9couter, adapter, et qui servent de base de travail avec les jeunes. Ces \u00ab\u00a0contes revisit\u00e9s\u00a0\u00bb ne cherchent pas \u00e0 devenir un nouveau \u00ab\u00a0canon\u00a0\u00bb intouchable. D&rsquo;ailleurs, le canon classique est scl\u00e9ros\u00e9, bourr\u00e9 de sch\u00e9mas patriarcaux que nous, enfants devenus adultes, reconnaissons bien aujourd&rsquo;hui comme d\u00e9pass\u00e9s et inutiles. Ces nouveaux contes Twisted Tales ne meurent pas avec le projet : ils sont con\u00e7us pour en g\u00e9n\u00e9rer des centaines d&rsquo;autres, parce que les m\u00e9thodes participatives ont \u00e9t\u00e9 au c\u0153ur de leur cr\u00e9ation. Ce qui m&rsquo;am\u00e8ne justement au point suivant\u2026<\/span><\/p>\n\t\t<\/div>\r\n\t<\/div>\r\n\n\n\t<div class=\"lg:grid lg:grid-cols-6 lg:gap-6.25\">\r\n\t\t<figure class=\"lg:col-span-4 lg:col-start-2\">\r\n\t\t\t\t\t\t\t\r\n\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/twistedtales.tv\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/img-content-section-003.svg\" alt=\"\" class=\"lazyload w-full block\" loading=\"lazy\">\r\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\r\n\t\t<\/figure>\r\n\t<\/div>\r\n\n\n\t<div class=\"lg:grid lg:grid-cols-6 lg:gap-6.25 pb-10.5\">\r\n\t\t<div class=\"lg:col-span-4 lg:col-start-2\">\r\n\t\t\t<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><strong>PERSPECTIVE N\u00b02 : Le regard d&rsquo;une enseignante ayant de l&rsquo;exp\u00e9rience dans des \u00e9tablissements d\u2019\u00e9ducation et animatrice de divers programmes informels d&rsquo;\u00e9ducation culturelle<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Soyons francs : la participation n&rsquo;est plus juste un point \u00e0 cocher sur un formulaire de projet. C&rsquo;est une exigence absolue, la condition <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">sine qua non<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> pour mener la moindre action avec une communaut\u00e9. Le probl\u00e8me, c&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 force d&rsquo;\u00eatre sur toutes les l\u00e8vres, dans le discours \u00e9ducatif comme ailleurs, c&rsquo;est devenu un mot fourre-tout. Et je crains fort qu&rsquo;on ait oubli\u00e9 ce que \u00e7a veut dire au fond.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un processus participatif avec les jeunes ? Quand et comment les inclure ? Quelle libert\u00e9 leur laisser ? Comment garder une structure ? Quasiment tous les supports de Twisted Tales offrent des r\u00e9ponses claires \u00e0 ces questions. La participation est au c\u0153ur du projet : dans les illustrations, les voix, les sons, tous n\u00e9s de discussions avec les enfants, prenant en compte leur id\u00e9es, commentaires et remarques. Mais le projet va plus loin : il ne se contente pas de <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">raconter<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> la participation, il la <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">provoque<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">.\u00a0 L&rsquo;enfant ouvre l&rsquo;album ? Il y trouve des pages blanches pour devenir auteur. Il ouvre l&rsquo;appli ? Il peut enregistrer son propre conte. Et chaque atelier Twisted Tales\u00a0 developp\u00e9 par <\/span><span style=\"font-weight: 400;\">Sara Bo\u017eani\u0107 and Nina Cig\u00fct <\/span><span style=\"font-weight: 400;\">prolonge cette m\u00e9thode d&rsquo;apprentissage cr\u00e9ative. (Ici, la participation n&rsquo;est pas juste un &lsquo;souvenir&rsquo; de la cr\u00e9ation ; c&rsquo;est la fonction m\u00eame du produit.) <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">pertinent ce rajout?\u00a0<\/span><\/i><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Il faut noter que le site liste plus de 150 contributeurs, signe d&rsquo;une valorisation rare. Twisted Tales ne r\u00e9duit pas les enfants \u00e0 des chiffres sur une feuille de pr\u00e9sence ; il les \u00e9l\u00e8ve au rang d&rsquo;auteurs, dont chaque apport est cr\u00e9dit\u00e9. Ces participants actifs deviennent des ambassadeurs du projet. Mais au-del\u00e0 de l&rsquo;expression cr\u00e9ative (dessin, chant), ils affinent des comp\u00e9tences humaines essentielles qui sont souvent mises de c\u00f4t\u00e9 par l&rsquo;\u00e9cole : l&rsquo;\u00e9coute empathique, la pens\u00e9e hors-cadre et le dialogue avec ceux que l&rsquo;on pense diff\u00e9rents.<\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><strong>PERSPECTIVE N\u00b03 : Le regard d\u2019une critique des arts du spectacle, journaliste culturelle<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Enfin, sous ma casquette de critique culturelle, je me suis concentr\u00e9e sur le public vis\u00e9. Qu&rsquo;est-ce que ce contenu apporte concr\u00e8tement aux enfants, aux jeunes ou au grand public ? En somme, \u00e0 tous ceux qui n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9s dans la r\u00e9alisation du projet.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Prim\u00e9 plus de vingt fois, <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Cendr\u00e9e-Rions<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> est un film \u00e0 la fois charmant et touchant. C&rsquo;est gr\u00e2ce aux dizaines de co-auteurs cr\u00e9dit\u00e9s au g\u00e9n\u00e9rique que ce collage auditif, visuel et narratif a pu voir le jour.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Si <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Cendr\u00e9e-Rions<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> a le m\u00e9rite de montrer le handicap tel un d\u00e9fi et de voir la personne derri\u00e8re l&rsquo;apparence, le film n&rsquo;\u00e9chappe pas pour autant \u00e0 certains clich\u00e9s. La laideur physique de la belle-m\u00e8re (son nez, sa verrue) en est l&rsquo;exemple flagrant. Cela montre bien \u00e0 quel point les st\u00e9r\u00e9otypes manich\u00e9ens des contes classiques sont ancr\u00e9s en nous, et ce, d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge. En fait, toutes les illustrations des personnages sont des collages de dessins d&rsquo;enfants. Si la m\u00e9chante belle-m\u00e8re a un grand nez, c&rsquo;est tout simplement parce que les enfants <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">pensaient<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> qu&rsquo;elle devait en avoir un. Ils l&rsquo;ont appris des histoires que leurs parents et grands-parents leur lisaient, ils s&rsquo;en sont impr\u00e9gn\u00e9s dans les livres d&rsquo;images feuillet\u00e9s maintes fois avant m\u00eame de savoir lire. Je me demande combien de temps il faudra pour qu&rsquo;on abandonne enfin cette association r\u00e9ductrice entre l&rsquo;apparence physique et le caract\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La grande force de <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Cendr\u00e9e-Rions<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> est de casser les codes du conte de f\u00e9es, surtout dans son d\u00e9nouement. L&rsquo;h\u00e9ro\u00efne n&rsquo;est pas une demoiselle en d\u00e9tresse ; son handicap ne la d\u00e9finit pas. Elle n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;un prince pour \u00eatre sauv\u00e9e, car elle trouve les ressources en elle-m\u00eame. Son amour pour la danse, qui est sa seule motivation pour aller au bal, fait voler en \u00e9clats le clich\u00e9 de l&rsquo;amour romantique comme \u00ab\u00a0l&rsquo;accomplissement\u00a0\u00bb d&rsquo;une vie. D&rsquo;ailleurs, lorsque le prince la demande en mariage, sa surprise est \u00e9vidente. Elle ne dit ni oui ni non, mais \u00e9nonce sa propre v\u00e9rit\u00e9, simple et puissante : \u00ab Je suis juste venue pour danser. \u00bb En une phrase, elle pulv\u00e9rise l&rsquo;arch\u00e9type de la demoiselle en d\u00e9tresse et s&rsquo;impose comme un mod\u00e8le d&rsquo;authenticit\u00e9 auquel tous les enfants s&rsquo;identifient (sans oublier la chanson finale, cr\u00e9\u00e9e par les enfants, qui reste bien en t\u00eate !).\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Les autres \u00ab\u00a0twisted tales\u00a0\u00bb, qu&rsquo;on trouve \u00e0 l&rsquo;\u00e9crit et en audio en plusieurs langues r\u00e9gionales et en anglais, laissent la m\u00eame impression. On sent la patte de l&rsquo;auteur dans chaque histoire, de fa\u00e7on subtile mais r\u00e9elle, m\u00eame si le tout reste tr\u00e8s ancr\u00e9 dans les arch\u00e9types du conte de f\u00e9es. Vous reconna\u00eetrez dans les personnages des valeurs, des \u00e9motions et des peurs que vous aviez oubli\u00e9es ou refoul\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p><i><span style=\"font-weight: 400;\">Le Nouveau Hansel et Gretel<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> (Boris Bakal et Pavle Perkovi\u0107) est touchant par sa mani\u00e8re d&rsquo;aborder les th\u00e8mes difficiles de la perte et du deuil. Il nous rappelle avec beaucoup d&rsquo;\u00e9motion de ne pas \u00eatre impatient, ni avec notre propre souffrance, ni avec celle des autres. Le conte souligne surtout que les enfants ont avant tout besoin d&rsquo;\u00eatre \u00e9cout\u00e9s : leur mal-\u00eatre ne s&rsquo;exprime pas par des mots, mais par des signes, qu&rsquo;ils soient aussi innocents qu&rsquo;un biscuit ou aussi durs qu&rsquo;une pierre.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Dans le m\u00eame esprit, <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">La Deuxi\u00e8me Rencontre du Petit Chaperon Rouge avec le Loup<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> (Marko Pejovi\u0107) nous rappelle que si les enfants doivent trouver le courage de parler de leurs traumatismes, notre responsabilit\u00e9 d&rsquo;adulte est tout aussi cruciale. C&rsquo;est \u00e0 nous de b\u00e2tir un espace de confiance, d&rsquo;\u00eatre ces personnes \u00e0 qui les enfants oseront se confier, en sachant qu&rsquo;ils seront \u00e9cout\u00e9s et respect\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p><i><span style=\"font-weight: 400;\">Allen et la Lampe Magique<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> (Miroslav Mini\u0107) nous rappelle une v\u00e9rit\u00e9 d&rsquo;adulte essentielle : l&rsquo;argent ne peut acheter ce qui nous \u00e9panouit vraiment, ce qui est au c\u0153ur de notre identit\u00e9. Pour l&rsquo;illustrer, le conte fait appel \u00e0 deux souvenirs puissants : la pression de satisfaire ses parents, et le souvenir de cet ami d&rsquo;enfance \u00ab\u00a0diff\u00e9rent\u00a0\u00bb. Cet ami magn\u00e9tique, hors du moule, qu&rsquo;on admirait de loin sans oser l&rsquo;approcher ou le d\u00e9fendre, par peur du jugement.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Enfin, <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">D\u00e9sir\u00e9e et la Reine des Neiges<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> (Marko Pejovi\u0107) nous confronte \u00e0 la cruaut\u00e9 et \u00e0 la solitude que vivent beaucoup d&rsquo;enfants. Ceux qui, comme D\u00e9sir\u00e9e, sont visiblement diff\u00e9rents, apprennent tr\u00e8s vite que le monde est plein de pr\u00e9jug\u00e9s. Pourtant, le conte \u00e9vite tout manich\u00e9isme. Il se concentre sur un dilemme fort \u2013 l&rsquo;amiti\u00e9 sinc\u00e8re face \u00e0 l&rsquo;acceptation sociale \u2013 et, par l\u00e0 m\u00eame, pousse les enfants \u00e0 mesurer l&rsquo;enjeu de tels choix.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La force de ces contes, c&rsquo;est qu&rsquo;ils n&rsquo;imposent jamais de solution. Ils pr\u00e9f\u00e8rent montrer des personnages qui r\u00e9fl\u00e9chissent, trouvent leur courage, mais laissent aussi aux autres la possibilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9voluer. C&rsquo;est une nuance vitale. Le message \u00ab\u00a0tu as tout en toi\u00a0\u00bb est juste, mais il faut le manier avec pr\u00e9caution. S&rsquo;il en vient \u00e0 effacer l&rsquo;importance de la communaut\u00e9 et de l&#8217;empathie, il perd tout son sens. Ces contes l&rsquo;ont bien compris : ils rappellent aux enfants que l&rsquo;autre n&rsquo;est pas un loup, un comp\u00e9titeur ou un ennemi.\u00a0 <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">(ajout pertinent?)<\/span><\/i><\/p>\n\t\t<\/div>\r\n\t<\/div>\r\n\n\n\t<div class=\"lg:grid lg:grid-cols-6 lg:gap-6.25\">\r\n\t\t<figure class=\"lg:col-span-4 lg:col-start-2\">\r\n\t\t\t\t\t\t\t\r\n\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/twistedtales.tv\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/3-scaled.png\" alt=\"\" class=\"lazyload w-full block\" loading=\"lazy\">\r\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\r\n\t\t<\/figure>\r\n\t<\/div>\r\n\n\n\t<div class=\"lg:grid lg:grid-cols-6 lg:gap-6.25 pb-10.5\">\r\n\t\t<div class=\"lg:col-span-4 lg:col-start-2\">\r\n\t\t\t<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><strong>PERSPECTIVE N\u00b04 : Le regard d&rsquo;une interpr\u00e8te scolaire ayant accompagn\u00e9 un \u00e9l\u00e8ve sourd pendant plusieurs ann\u00e9es<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">I spent one period of my adult life in children\u2019s school benches, in the first desk by the window, with a boy who was deaf and who, upon starting elementary school, heard for the first time thanks to a cochlear implant, but also for the first time encountered spoken, written, and signed language. Despite repeated attempts to explain to the teaching staff that in their class sat a boy who, though smiling, polite, and generally well accepted by his peers, still bore the stigma and feeling of being different, the adjustments were almost non-existent. The teacher spent years shouting sentences instead of using the basics of sign language, which the other students rather quickly mastered. The staff regularly addressed me, ignoring the boy, and I quickly realized I was left to adapt the materials and decide to omit some things in translation (how does one translate for a deaf child the biblical parable of the blind man who, through the power of his faith, received the gift of sight?).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">J&rsquo;ai pass\u00e9 un temps, en tant qu&rsquo;adulte, sur les bancs d&rsquo;une \u00e9cole primaire, assise au premier rang, pr\u00e8s de la fen\u00eatre. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de moi se trouvait un gar\u00e7on sourd qui, en arrivant \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, entendait pour la premi\u00e8re fois gr\u00e2ce \u00e0 un implant cochl\u00e9aire ; il d\u00e9couvrait donc d&rsquo;un coup le son, le langage parl\u00e9, l&rsquo;\u00e9crit et la langue des signes. J&rsquo;ai eu beau expliquer au corps enseignant que, derri\u00e8re son sourire poli et son apparente int\u00e9gration, ce gar\u00e7on portait le stigmate et le poids d&rsquo;\u00eatre diff\u00e9rent, les am\u00e9nagements ont \u00e9t\u00e9 quasi inexistants. L&rsquo;enseignante a pass\u00e9 des ann\u00e9es \u00e0 hurler ses phrases, au lieu d&rsquo;utiliser les bases de la langue des signes que les autres \u00e9l\u00e8ves, eux, avaient d&rsquo;ailleurs assez vite ma\u00eetris\u00e9e. Le personnel s&rsquo;adressait syst\u00e9matiquement \u00e0 moi en l&rsquo;ignorant, et j&rsquo;ai vite compris qu&rsquo;il m&rsquo;incombait d&rsquo;adapter tous les supports. Et donc, de d\u00e9cider d&rsquo;omettre certaines choses (comment traduire pour un enfant sourd la parabole biblique de l&rsquo;aveugle qui, par sa foi, re\u00e7oit le don de la vue ?).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L&rsquo;\u00e9l\u00e8ve que j&rsquo;accompagnais \u00e9tait diff\u00e9rent en raison d&rsquo;un handicap physique. Et, d&rsquo;une certaine mani\u00e8re \u2013 aussi inappropri\u00e9 que cela puisse sembler \u2013 ce handicap a \u00e9t\u00e9 sa \u00ab\u00a0chance\u00a0\u00bb dans le syst\u00e8me \u00e9ducatif. Sa difficult\u00e9 \u00e9tait mesurable, et donc prouvable, ce qui lui a permis de b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;un interpr\u00e8te tout au long de sa scolarit\u00e9. Mais mon quotidien dans cette classe m&rsquo;a confront\u00e9e \u00e0 de nombreux autres \u00e9l\u00e8ves dont les centres d&rsquo;int\u00e9r\u00eat, la communication ou les processus d&rsquo;apprentissage \u00e9taient simplement diff\u00e9rents. Ces diff\u00e9rences-l\u00e0 ne pouvaient pas \u00eatre mesur\u00e9es comme un degr\u00e9 de surdit\u00e9, mais leur comportement en classe m&rsquo;envoyait un message clair : ils \u00e9taient en souffrance dans cet environnement o\u00f9 ils passaient des heures chaque jour. Je suis devenue, en quelque sorte, une assistante personnelle pour une poign\u00e9e d&rsquo;enfants \u00ab\u00a0\u00e0 part\u00a0\u00bb ; des individus incapables d&rsquo;apprendre leurs tables de multiplication, mais qui pouvaient parler des heures des esp\u00e8ces de requins ou des villes d&rsquo;Australie. Certains luttaient avec la syntaxe croate mais formaient sans peine des phrases complexes en anglais. Mon r\u00f4le s&rsquo;est r\u00e9sum\u00e9 \u00e0 \u00e9couter ce que personne d&rsquo;autre n&rsquo;\u00e9coutait : des histoires que l&rsquo;institution, elle, ne voyait que comme des perturbations, de la r\u00eaverie, des choses sans valeur qui n&rsquo;avaient pas leur place \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Si les \u00ab twisted tales \u00bb (contes revisit\u00e9s) s&rsquo;adressent de prime abord \u00e0 ceux qui sont diff\u00e9rents et stigmatis\u00e9s \u00e0 cause de difficult\u00e9s visibles, ils portent en r\u00e9alit\u00e9 un message bien plus vaste et universel. Ce message ne touche pas seulement les enfants confront\u00e9s \u00e0 ces limitations ; il parle tout autant aux enfants dits \u00ab ordinaires \u00bb, ceux qui semblent parfaitement int\u00e9gr\u00e9s. Et ce message, c&rsquo;est que : nous sommes tous diff\u00e9rents. Il n&rsquo;y a pas de \u00ab bonne \u00bb ou de \u00ab mauvaise \u00bb diff\u00e9rence. Elle est au c\u0153ur m\u00eame de nos personnalit\u00e9s. Et si l&rsquo;on regarde assez profond\u00e9ment en nous, on verra qu&rsquo;on peut se reconna\u00eetre m\u00eame en ceux qui semblent tr\u00e8s loin de nous, y compris en ceux qu&rsquo;on n&rsquo;arrive pas \u00e0 &lsquo;classer&rsquo;, ceux qui nous paraissent juste \u00ab bizarres \u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><strong>PERSPECTIVE N\u00b05 : Le regard d\u2019une personne ayant souffert de discrimination \u00e0 cause de son apparence<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Pour finir, j&rsquo;aimerais aborder cette derni\u00e8re perspective sous un angle plus personnel, m\u00eame si c&rsquo;est charg\u00e9 d&rsquo;\u00e9motion pour moi. J&rsquo;ai moi-m\u00eame \u00e9t\u00e9 quotidiennement stigmatis\u00e9e \u00e0 cause de mon apparence durant les ann\u00e9es les plus vuln\u00e9rables de ma jeunesse. Et le plus triste dans tout \u00e7a, c&rsquo;est que ma pire ennemie, c&rsquo;\u00e9tait moi-m\u00eame.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Je n&rsquo;ai connu un visage \u201cnormal\u201dque les premiers mois de mes trente-six ans. Depuis, un h\u00e9mangiome recouvre une partie de mon visage de ses &lsquo;poings violets et gonfl\u00e9s&rsquo;. J&rsquo;ai appris plus tard que <\/span><span style=\"font-weight: 400;\">que vivre avec sa plus grande ins\u00e9curit\u00e9 expos\u00e9e au regard de tous (et pas juste de\u00a0 ceux avec qui l&rsquo;on d\u00e9cide de la montrer) est une forme d&rsquo;isolement qui vous marque pour toujours, peu importe les efforts d&rsquo;acceptation ou la maturit\u00e9.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le soutien de ma famille m&rsquo;a donn\u00e9 une\u00a0 assurance contagieuse en arrivant \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole. J&rsquo;en garde donc de bons souvenirs ; je savais comment g\u00e9rer les m\u00e9chancet\u00e9s : l&rsquo;humour, l&rsquo;indiff\u00e9rence, ou ce besoin constant de prouver ma valeur en tout. Le revers de la m\u00e9daille, c&rsquo;est que je me suis forg\u00e9 un r\u00f4le d&rsquo;\u00a0\u00bbenfant parfaite\u00a0\u00bb, celle qui s&rsquo;interdisait de pleurer ou de para\u00eetre vuln\u00e9rable. Pour m&rsquo;int\u00e9grer, j&rsquo;ai tout simplement \u00e9touff\u00e9 mon sentiment de diff\u00e9rence.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Je me souviens de l&rsquo;\u00e9trange et bouleversant sentiment de soulagement lorsque, \u00e9tudiante de vingt ans, j&rsquo;ai rencontr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois une fille qui avait v\u00e9cu une exp\u00e9rience \u00e9trangement similaire \u00e0 la mienne. J&rsquo;ai ressenti \u00e0 la fois de l&rsquo;euphorie (Je ne suis pas seule !) et une col\u00e8re incroyable (Cette prise de conscience ne signifie plus rien pour moi \u00e0 cet \u00e2ge !). Comment \u00e9tait-ce possible qu&rsquo;une fille comme moi, avec les m\u00eames difficult\u00e9s, ait v\u00e9cu dans la m\u00eame ville, au m\u00eame moment, sans que nos chemins ne se croisent jamais ? Pourquoi n&rsquo;a-t-on jamais cr\u00e9\u00e9 l&rsquo;opportunit\u00e9 de nous rencontrer ? Pourquoi n&rsquo;avais-je jamais entendu le mot \u00ab h\u00e9mangiome \u00bb en dehors du contexte familial et hospitalier ? Pourquoi les manuels scolaires ignoraient-ils la diff\u00e9rence, au point de ne jamais la montrer ? Et surtout, pourquoi l&rsquo;\u00e9cole s&rsquo;est-elle content\u00e9e de punir le harc\u00e8lement, au lieu de faire le travail essentiel : nous apprendre l&#8217;empathie,la compr\u00e9h\u00e9nsion, l&rsquo;acceptation et l&rsquo;\u00e9coute active?<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">J&rsquo;aurais peut-\u00eatre appris plus t\u00f4t ce que j&rsquo;apprends encore difficilement aujourd&rsquo;hui : on a le droit d&rsquo;\u00eatre vuln\u00e9rable, d&rsquo;\u00eatre bless\u00e9, et de ne pas tout &lsquo;surmonter&rsquo;. Je me console un peu en me disant que notre \u00e9poque ose enfin aborder ces sujets, mais je reste malgr\u00e9 tout insatisfaite. Je suis convaincue qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui encore, dans une \u00e9cole isol\u00e9e, un Allen, un Ivan, une Bianca ou une Desiree se sentent diff\u00e9rents, chacun vuln\u00e9rable \u00e0 leurs mani\u00e8res, et chacun est courageux d&rsquo;une mani\u00e8re qui doit \u00eatre c\u00e9l\u00e9br\u00e9e, \u00e9crite et lue. C&rsquo;est ainsi que les plus jeunes apprendront et sentiront qu&rsquo;ils ne sont pas seuls.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Je ne me souviens pas de tous mes contes d&rsquo;enfance. Mais je suis convaincue que si l&rsquo;un d&rsquo;eux avait abord\u00e9 les th\u00e8mes des &lsquo;twisted tales&rsquo;, il me serait rest\u00e9. Je le saurais, car il serait devenu mon conte pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de tous les temps.<\/span><\/p>\n\t\t<\/div>\r\n\t<\/div>\r\n\n\n\t<div class=\"lg:grid lg:grid-cols-6 lg:gap-6.25\">\r\n\t\t<figure class=\"lg:col-span-4 lg:col-start-2\">\r\n\t\t\t\t\t\t\t\r\n\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/twistedtales.tv\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/2-scaled.png\" alt=\"\" class=\"lazyload w-full block\" loading=\"lazy\">\r\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\r\n\t\t<\/figure>\r\n\t<\/div>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9crit par Kristina Te\u0161ija<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[97],"tags":[],"class_list":["post-2599","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-education-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/twistedtales.tv\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2599","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/twistedtales.tv\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/twistedtales.tv\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/twistedtales.tv\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/twistedtales.tv\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2599"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/twistedtales.tv\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2599\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3033,"href":"https:\/\/twistedtales.tv\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2599\/revisions\/3033"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/twistedtales.tv\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2599"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/twistedtales.tv\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2599"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/twistedtales.tv\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2599"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}